En mai dernier, la maison de la Radio, dans le XVIème arrondissement de Paris, entrevoyait la possibilité d'installer, dans l'ensemble sprinkdu bâtiment (notamment dans les 22 étages de la Tour centrale), un système de brouillard d'eau en lieu et place de sprinklers. Ce système de micro-goutelettes sous pression a déjà été installé, après validation d'une série d'essais par la commission centrale de sécurité, dans le futur bâtiment des Archives nationales. Les tests, effectué dans un espace de conservation de 200 m2 rempli d'archives, avaient effectivement été concluants. Le taux de destruction des archives n’avait pas excédé 1% du contenu.

L'installation de brumisateurs se révèlerait moins coûteuse que les sprinkers utilisés traditionnellement. Les brumisateurs sont moins gourmands en consommation d'eau, d'une part, et ils causeraient moins de dégâts sur les biens matériels. Le choix semble judicieux. Il n'est toutefois pas sans entraves.

La solution du brouillard d'eau ne peut en effet pas s'adapter à tous les bâtiments. La Commission centrale accepte la présence de brumisateurs dans des locaux sans présence humaine mais pas dans ceux recevant du public ni dans les IGH. Le système n'a pas encore été normalisé.

4 tests ont été menés par le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (Cstb) cette année, entre février et mars 2011, sur 2 configurations différentes. Ils ont prouvé que le système de brumisateurs permettait de limiter  le développement du foyer et de contenir la montée en température. Le rayonnement émis par les flammes a été atténué immédiatement et les fumées instantanément refroidies, indique le site du Cstb.

Mais le Centre scientifique a aussi mis au jour un problème : avec le brouillard d'eau, ils ont constaté une visibilité très faible au bout de 7 min d'utilisation. La buée réagit avec la fumée en créant un écran sombre qui rend plus difficile le travail des pompiers. 

Le Cstb s'inquiète également des conséquences de micro-goutelettes à haute pression sur les bâtiments. Les brumisateurs pourraient en effet générer une surpression dans les locaux, envoyant la fumée vers les circulations et gênant l'évacuation.

L'autorisation d'installation de ce système dans le futur immeuble des Archives nationales devrait toutefois rassurer les entrepreneurs intéressés par ce système. Les autres attendront sa normalisation.

 

Pour connaître le prix d'une telle installation dans vos locaux, demandez à un expert de la protection incendie ici.